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Un nouveau mouvement citoyen veut ancrer la protection du climat dans la Constitution fédérale

· Communiqué

Près de 100 personnes venues de toute la Suisse se retrouvent aujourd'hui au Col du Susten. Elles constituent l'Association suisse pour la protection du climat au pied du Steingletscher qui est en train de finir de fondre. Ces citoyennes et citoyens veulent ancrer la protection du climat dans la Constitution fédérale au moyen de l'Initiative pour les glaciers pour réduire à zéro les émissions de CO2 de la Suisse d'ici 2050.

L'Association suisse pour la protection du climat veut mettre la Suisse sur le cap du climat et lancer une initiative populaire. Les objectifs de l'Accord de Paris doivent être ancrés dans la Constitution fédérale : Aucune émission de CO2 au plus tard d'ici fin 2050. L'Initiative pour les glaciers est nécessaire, car la politique suivie jusqu'ici n'est pas en accord avec les engagements de l'Accord de Paris et les exigences d'une politique climatique sérieuse.

Des membres fondateurs venus d'horizons variés

L'association constituée aujourd'hui veut renforcer le mouvement pour le climat et réunit des personnes très diverses (voir annexe). Parmi les membres fondateurs et dans le conseil scientifique se trouvent des personnes actives dans la foresterie, l'agriculture, la gestion des eaux, la science et la recherche, le tourisme, les régions de montagne, les sports d'hiver, la culture et la santé.

Jacques Dubochet, biophysicien et Prix Nobel de chimie 2017 soutient l'association avec conviction. Il s'engage avec les grands-parents pour le climat. « Nous sommes la génération du dérèglement climatique et nous voulons ramener notre planète sur le bon chemin, » explique Jacques Dubochet. Parmi les membres fondateurs se trouve aussi Noah Zollinger, directeur d'un arrondissement forestier à Zurich. « La forêt est indispensable pour la survie de l'humanité. L'existence de forêts saines dépendra de notre capacité à lutter contre le changement climatique, » souligne Noah Zollinger.

600 membres en deux semaines

Avant même sa constitution, plus de 600 personnes se sont inscrites comme membres de l'Association suisse pour la protection du climat en deux semaines. Le comité sera constitué de Dominik Siegrist, Myriam Roth et Marcel Hänggi – journaliste environnemental et co-initiant. Dominik Siegrist est professeur de tourisme proche de la nature à la Haute école de Rapperswil. Cela fait des années qu'il attire l'attention sur le changement climatique dans les régions de montagne. Myriam Roth est infirmière diplômée et Conseillère municipale à Bienne. Elle explique son engagement par le fait que « en nous occupant du climat, nous prenons soin de notre santé et de celle des autres ». Myriam Roth et Dominik Siegrist se partageront la présidence.

La fonte des glaciers comme mémorial de la crise climatique

La constitution de l'Association suisse pour la protection du climat a lieu au pied du Steingletscher qui est en train de finir de fondre. L'endroit rappelle la conséquence la plus visible du changement climatique en Suisse : la disparition des glaciers. Dans les Alpes, le climat se réchauffe environ deux fois plus qu'en moyenne planétaire. « La disparition irréversible des glaciers est comme une inscription monumentale. Les mesures de protection du climat permettent de limiter cette dangereuse évolution, » explique Wilfried Haeberli, glaciologue et membre fondateur.

A la fin du 21e siècle, presque tous les glaciers alpins auront disparu. Selon les estimations scientifiques, certains glaciers pourraient être sauvés d'ici la fin du siècle si le réchauffement était limité à clairement moins que 2°C – comme le prévoit l'Accord de Paris.

Les glaciers et les sols gelés en permanence stabilisent les montagnes qui pourraient devenir instables, comme le Piz Cengalo dont 3 mio de m3 cubes se sont détachés en été 2017 et ont dévasté une partie du village de Bondo (GR). La fonte des glaciers et du permafrost menace l'existence même de notre civilisation. A la fonte des neiges, ce sont les inondations qui menacent, alors qu'en été, les rivières et les fleuves peuvent s'assécher. Les changements dans le paysage et la réduction du manteau neigeux menacent des dizaines de milliers d'emplois dans le tourisme.

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